Continuer à nous battre pour l’abrogation de l’ordre...
Vendredi 12 février 2010, par // Contre l’ordre infirmier
La présidente de l’ordre a été auditionnée le 23 mars dernier par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Alors qu’une proposition de loi circule, visant à restreindre le champ de l’ordre à l’excercice libéral, les positions bougent un peu au sein des députés. Certains d’entre eux, qui avaient soutenu la loi portant création de l’ordre, prennent conscience de l’absurdité de cette loi aujourd’hui contestée par la profession. Certains contestent le prix de la cotisation sans remettre en cause la nécessité d’un ordre pour la profession. Il semblerait qu’une voie cherche à "calmer les esprits" du côté de la modulation de la cotisation.
Il est peu vraisemblable cependant qu’une loi exclue les infirmiers salariés de l’obligation de s’inscrire à l’ordre. Une telle restriction permettrait aux autres ordres de demander que le même principe soit appliqué aux salariés. De plus ça ne règlerait pas les questions des missions de l’ordre (code de déontologie par exemple).
Les productions de l’ordre qui commence à circuler ne sentent vraiment pas bons, code de déontologie, le projet pour la psychiatrie... Quelques conseillers, négligeant l’expression de refus d’une majorité dela profession, entendent bien décider de notre avenir et de nos orientations. En toute illégitimité, loin des aspirations des professionnels du terrain, ils communiquent leurs premiers travaux...
Pendant ce temps l’ordre exercent des pressions sur les jeunes professionnels à qui il est demandé de s’inscrire à l’ordre avant d’aller faire enregistrer leur diplôme à la DDASS. Pendant ce temps l’ordre exerce des pressions sur les directeurs d’hôpitaux mis à contribution pour la "chasse" aux infirmiers récalcitrants.
Pendant ce temps le manifeste, des pétitions se signent mais la profession ne dispose pas encore d’une organisation pour prendre son destin en main et se donner les moyens de gagner. L’intersyndicale fédérations santé doit se réunir prochainement...
En mai l’appel à cotisation 2010 devrait tomber, y compris les rappels pour 2009. Il nous faut continuer à nous battre pour obtenir l’abrogation de l’ordre. Saisir les députés et les sénateurs, créer dans les établissements des évènements autour de la désobeissance à l’ordre, entreprendre toutes les actions susceptibles d’augmenter la pression et commencer à se préparer pour une grande journée d’action...
